Défaillances mineures, majeures, critiques au contrôle technique
Mineure, majeure ou critique : ce que signifie chaque niveau de défaillance au contrôle technique, ses conséquences et les exemples les plus fréquents.
Depuis la réforme du 20 mai 2018, le contrôle technique des voitures particulières est plus précis et plus lisible : chaque défaut constaté est rangé dans l’une des trois catégories de défaillances. Comprendre ce classement permet de savoir immédiatement si une contre-visite est nécessaire et si l’on peut encore rouler.
Un contrôle en 133 points
Le contrôleur examine le véhicule selon une méthode réglementaire qui couvre 133 points de contrôle, répartis en grandes fonctions :
- identification du véhicule ;
- freinage ;
- direction ;
- visibilité ;
- éclairage, signalisation et équipements électriques ;
- essieux, roues, pneumatiques et suspension ;
- châssis et accessoires du châssis ;
- autres équipements (ceintures, airbags, avertisseur sonore…) ;
- nuisances (émissions polluantes, bruit, fuites).
Chaque anomalie relevée correspond à une défaillance répertoriée, avec son niveau de gravité défini par la réglementation, et non laissé à l’appréciation du contrôleur.
La défaillance mineure
Une défaillance mineure n’a pas d’incidence significative sur la sécurité ou l’environnement. Exemples courants : une usure légère, un élément peu fixé, un défaut d’aspect sur un équipement.
Conséquence : le résultat reste favorable, sans contre-visite. Le défaut est simplement mentionné sur le procès-verbal. Il est toutefois conseillé de le faire réparer, car il pourrait s’aggraver et devenir une défaillance majeure au contrôle suivant.
La défaillance majeure
Une défaillance majeure peut compromettre la sécurité du véhicule, avoir un impact sur l’environnement ou mettre en danger les autres usagers. Quelques exemples typiques :
- feu stop ou clignotant qui ne fonctionne pas ;
- pneumatique dont la profondeur de sculpture est inférieure au minimum ;
- efficacité de freinage insuffisante ou déséquilibre important entre deux roues ;
- fuite de liquide importante ;
- émissions polluantes au-delà des limites autorisées.
Conséquence : le résultat est défavorable et une contre-visite est obligatoire dans les 2 mois. Vous pouvez circuler pendant ce délai, le temps de faire réparer.
La défaillance critique
Une défaillance critique constitue un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou un impact grave sur l’environnement. Par exemple : un système de freinage gravement défaillant, une rupture d’un élément de direction ou de suspension, une roue mal fixée.
Conséquence : résultat défavorable, contre-visite obligatoire dans les 2 mois, et surtout le véhicule ne peut circuler que jusqu’à la fin de la journée du contrôle. Ensuite, il doit être réparé avant de reprendre la route.
Comment le lire sur le procès-verbal et la vignette ?
Le procès-verbal liste chaque défaillance avec son libellé et sa catégorie. La vignette collée sur le pare-brise indique la date limite du prochain contrôle, ou de la contre-visite, avec une lettre :
- A pour un résultat favorable ;
- S pour un résultat défavorable avec défaillances majeures ;
- R pour un résultat défavorable avec défaillances critiques.
Que faire après un résultat défavorable ?
- Montrez le procès-verbal à votre garagiste : chaque ligne majeure ou critique doit être corrigée.
- Gardez la facture des réparations.
- Passez la contre-visite avant la fin du délai de 2 mois : seuls les points en défaut sont revérifiés. Tout savoir dans notre guide de la contre-visite.
Anticiper pour éviter les mauvaises surprises
Beaucoup de défaillances majeures se détectent facilement avant le rendez-vous : éclairage, pneus, essuie-glaces, voyants. Notre checklist de préparation vous aide à faire le tour du véhicule en quinze minutes. Ensuite, il ne reste qu’à réserver votre contrôle en ligne.
Questions fréquentes
Peut-on rouler avec une défaillance majeure ?
Oui, pendant le délai de 2 mois accordé pour réparer et passer la contre-visite. Au-delà, le véhicule n’est plus en règle.
Peut-on rouler avec une défaillance critique ?
Seulement jusqu’à la fin de la journée du contrôle. Le véhicule doit ensuite être réparé avant de circuler à nouveau.
Une défaillance mineure impose-t-elle une contre-visite ?
Non. Le résultat reste favorable et le défaut est simplement signalé sur le procès-verbal, avec une réparation conseillée.