Contrôle pollution : réussir le test des émissions au contrôle
Opacité des fumées diesel, analyse des gaz essence, voyant moteur : comment se passe le contrôle pollution et comment éviter une contre-visite.
Le contrôle pollution, c’est-à-dire la mesure des émissions polluantes, fait partie du contrôle technique de toutes les voitures équipées d’un moteur thermique. C’est l’une des causes de contre-visite les plus frustrantes, car la voiture semble rouler normalement. Voici comment se déroule le test et comment mettre toutes les chances de votre côté.
Deux méthodes selon le carburant
Moteur diesel : la mesure d’opacité
Pour un diesel, le contrôleur mesure l’opacité des fumées à l’aide d’un opacimètre placé à la sortie de l’échappement. Le moteur est accéléré plusieurs fois à fond, à vide, et l’appareil mesure la densité des fumées.
Depuis le 1er juillet 2019, ce contrôle est plus exigeant : la valeur mesurée est comparée à la valeur de référence du constructeur, indiquée sur la plaque du véhicule, et non plus seulement à un seuil général.
Moteur essence : l’analyse des gaz
Pour une voiture essence (et les hybrides), un analyseur mesure la composition des gaz d’échappement : monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures imbrûlés, dioxyde de carbone et richesse du mélange (lambda). Les mesures sont faites au ralenti et à un régime plus élevé.
Le rôle du voyant moteur
Le témoin de dysfonctionnement (voyant moteur orange) indique que l’électronique a détecté un défaut lié à la dépollution. Il est pris en compte pendant le contrôle des émissions : un voyant moteur allumé peut entraîner une défaillance, même si les mesures semblent correctes. Pour en savoir plus, lisez notre article sur les voyants et le contrôle technique.
Les causes fréquentes d’échec
- Filtre à particules encrassé sur les diesels utilisés surtout en ville, sur de petits trajets.
- Vanne EGR encrassée ou bloquée.
- Injecteurs usés ou défaillants.
- Sonde lambda ou catalyseur en fin de vie sur les moteurs essence.
- Filtre à air colmaté ou entretien en retard.
- Une fuite à l’échappement, qui fausse la mesure et est elle-même relevée.
Nos conseils pour réussir le test
- Arrivez moteur chaud. Faites un trajet d’au moins 20 minutes avant le contrôle, idéalement en partie sur voie rapide. Un moteur froid pollue davantage.
- Respectez l’entretien. Une vidange et un filtre à air récents aident le moteur à bien fonctionner pendant les accélérations.
- Faites rouler votre diesel. Si vous faites surtout de petits trajets, un parcours de 20 à 30 minutes à régime soutenu dans les jours qui précèdent aide le filtre à particules à se régénérer.
- Traitez le voyant moteur avant le rendez-vous, avec un diagnostic en garage.
- Ne retirez jamais le filtre à particules ou le catalyseur : un système de dépollution absent ou modifié est sanctionné, en plus d’être interdit.
Que faire en cas d’échec ?
Des émissions trop élevées sont une défaillance majeure : vous avez 2 mois pour faire réparer et passer la contre-visite, pendant lesquels vous pouvez continuer à rouler. Lors de la contre-visite, seul le point en défaut est revérifié. Tous les détails dans notre guide contre-visite du contrôle technique.
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Questions fréquentes
Comment se passe le contrôle pollution d’un diesel ?
Le contrôleur mesure l’opacité des fumées avec un opacimètre, moteur accéléré à vide, et compare le résultat à la valeur de référence du constructeur.
Faut-il venir moteur chaud au contrôle technique ?
Oui, c’est recommandé : un moteur chaud fonctionne mieux et pollue moins pendant le test des émissions.
Un échec au contrôle pollution impose-t-il une contre-visite ?
Oui, des émissions trop élevées constituent une défaillance majeure : la contre-visite doit être faite dans les 2 mois.